Huit doctorantes et post-doctorantes de l’Université Paris Cité ont été distinguées à l’occasion de la 20ᵉ édition du Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science France. Ce prix récompense de jeunes chercheuses dont les travaux scientifiques répondent aux grands défis de demain et qui souhaitent transmettre leur passion pour la science aux générations futures.
Parmi les lauréates, deux doctorantes de la communauté BioSPC sont mises à l’honneur :
Fannie Dupuy, doctorante au sein de l’Unité de pathogénèse des infections vasculaires (Inserm/Institut Pasteur) – Comprendre comment le méningocoque envahit les vaisseaux sanguins
Originaire de Rainvillers, dans l’Oise, Fannie Dupuy suit un double cursus médecine-sciences qui l’a menée d’Amiens à l’École normale supérieure, avec un passage par Stanford. Elle met aujourd’hui ses études de médecine entre parenthèses pour préparer une thèse au sein de l’unité de Pathogénèse des infections vasculaires. Ses recherches portent sur la septicémie à méningocoque, une infection foudroyante : elle développe de nouveaux outils pour comprendre les mécanismes par lesquels la bactérie déclenche la maladie et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Engagée dans la transmission et le mentorat, elle défend également la place des femmes dans la science, convaincue que l’excellence scientifique et l’égalité ne doivent pas être dissociées.
« Foncez, osez, tentez. Nous sommes souvent notre propre frein. »
Lea Feldmann, doctorante au sein du Laboratoire Dynamique des réponses immunes (Institut Pasteur/Inserm) – Observer en direct comment nos cellules immunitaires attaquent le cancer
Née à Paris et élevée à Berlin dans un environnement franco-allemand, Lea Feldmann vient étudier la médecine à Paris avant de se tourner vers la recherche. Aujourd’hui doctorante, elle étudie une nouvelle immunothérapie contre le cancer fondée sur les macrophages, en utilisant l’imagerie en temps réel pour mieux comprendre leur action sur les cellules tumorales. Elle souhaite devenir médecin-chercheuse. Si elle n’a pas rencontré de difficulté majeure dans son parcours en tant que femme, elle souligne certains biais subtils, notamment une moindre aisance à prendre la parole, et s’interroge sur les défis à venir pour concilier recherche, médecine et vie de famille.
« Depuis petite, je suis fascinée par le corps humain, et par les cellules immunitaires, si dynamiques. Intéressée par la recherche biomédicale, c’est un stage d’aide-soignante en seconde qui m’oriente vers la médecine. Combiner science et médecine m’est apparu comme une évidence. »
Félicitations à Fannie Dupuy et Léa Feldmann pour cette belle reconnaissance !